Eclats de vers : Matemat : Constructions géométriques
Table des matières
1. Médiatrice
Le schéma ci-dessous illustre la construction de la médiatrice \(m\) du segment \([A,B]\) :
On définit :
\[ \mathscr{L} = \abs{AB} \]
Voici les étapes de cette méthode de construction :
- ouvrir le compas d’un rayon \(r\) à peu près compris entre
\(2 \ \mathscr{L} / 3\) et \(\mathscr{L}\)
- si le rayon est trop près de \(\mathscr{L}/2\), les points d’intersection vont être très proches, ce qui peut poser un problème de précision
- tracer un arc de cercle \(\mathscr{C}_1\) de centre \(A\) et de rayon \(r\)
- tracer un arc de cercle \(\mathscr{C}_2\) de centre \(B\) et de rayon \(r\)
- on note \(D\) et \(E\) les deux points d’intersections de \(\mathscr{C}_1\) et \(\mathscr{C}_2\)
- tracer \(m = (DE)\)
Par construction, on a :
\[ \abs{AD} = \abs{AE} = \abs{BD} = \abs{BE} \]
Le quadrilatère \(AEBD\) est donc un losange. Les segments \([A,B]\) et \([D,E]\) sont les diagonales du losange \(AEBD\) : ils sont donc perpendiculaires et se coupent en leur milieu. La droite \(m = (DE)\) est bien la médiatrice du segment \([A,B]\)
2. Bissectrice
Le schéma ci-dessous illustre la construction de la bissectrice \(b\) de l’angle \(\angleflex{AOB}\) :
Voici les étapes de cette méthode de construction :
- ouvrir le compas d’un rayon \(r_1\)
- tracer un arc de cercle \(\mathscr{C}_1\) de centre \(O\) et de rayon \(r_1\)
- soit \(D\) l’intersection de la droite \((OA)\) avec \(\mathscr{C}_1\)
- soit \(E\) l’intersection de la droite \((OB)\) avec \(\mathscr{C}_1\)
- ouvrir le compas d’un rayon \(r_2\)
- tracer un arc de cercle \(\mathscr{C}_2\) de centre \(D\) et de rayon \(r_2\)
- tracer un arc de cercle \(\mathscr{C}_3\) de centre \(E\) et de rayon \(r_2\)
- le rayon de \(\mathscr{C}_3\) est donc le même que celui de \(\mathscr{C}_2\)
- soit \(I\) l’intersection de \(\mathscr{C}_2\) avec \(\mathscr{C}_3\)
- tracer \(b = (OI)\)
Par construction, on a :
\[ \abs{OD} = \abs{OE} \]
\[ \abs{DI} = \abs{EI} \]
Le quadrilatère \(ODIE\) est donc un cerf-volant. La diagonale \([O,I]\) est perpendiculaire à la séparation \([D,E]\) entre les deux triangles isocèles qui composent ce cerf-volant : la droite \(b = (OI)\) est bien la bissectrice de l’angle \(\angleflex{DOE} = \angleflex{AOB}\).
3. Perpendiculaire à une droite passant par un point donné
Soit un point \(T\) et une droite \(d\). Le schéma ci-dessous illustre la construction de la droite \(p\), perpendiculaire à \(d\) et passant par \(T\) :
Voici les étapes de cette méthode de construction :
- ouvrir le compas d’un rayon \(R\) supérieur à la distance entre le point \(T\) et la droite \(d\)
- tracer un arc de cercle \(\mathscr{C}_1\) de centre \(T\) et de rayon \(R\)
- on note \(A\) et \(B\) les deux points d’intersections de la droite \(d\) avec l’arc de cercle \(\mathscr{C}_1\)
- on note \(\mathscr{L} = \abs{AB}\)
- ouvrir le compas d’un rayon \(r\) à peu près compris entre
\(2 \ \mathscr{L} / 3\) et \(\mathscr{L}\)
- si le rayon est trop près de \(\mathscr{L}/2\), les points d’intersection vont être très proches, ce qui peut poser un problème de précision
- tracer un arc de cercle \(\mathscr{C}_2\) de centre \(A\) et de rayon \(r\)
- tracer un arc de cercle \(\mathscr{C}_3\) de centre \(B\) et de rayon \(r\)
- on note \(D\) et \(E\) les deux points d’intersections de \(\mathscr{C}_2\) et \(\mathscr{C}_3\)
- tracer la droite \(p = (TE)\)
- on note \(F\) le point d’intersection entre \(d\) et \(p\)
Par construction, on a :
\[ \abs{AT} = \abs{TB} \]
\[ \abs{AE} = \abs{EB} \]
Le quadrilatère \(AEBT\) est donc un cerf-volant. Les segments \([A,B]\) et \([T,E]\) sont les diagonales de ce cerf-volant : ils sont donc perpendiculaires. La droite \(p = (TE)\) est bien perpendiculaire à la droite \(d = (AB)\) et passe par \(T\) puisque :
\[ T \in (TE) = p \]
Les propriétés des diagonales du cerf-volant nous montrent aussi que :
\[ \abs{AF} = \abs{FB} \]
La droite \(p\) est également la médiatrice du segment \([A,B]\).
4. Parallèle à une droite passant par un point donné
4.1. Par un cercle
4.2. Perpendiculaire d’une perpendiculaire
Le schéma ci-dessous illustre la construction d’une parallèle à une droite \(d\) passant par le point \(P\) :
On procède comme suit :
- tracer la droite \(m\), perpendiculaire à \(d\) et passant par \(P\)
- tracer la droite \(n\), perpendiculaire à \(m\) et passant par \(P\)
On définit :
\[ \mathscr{L} = \abs{AB} \]
Voici les étapes détaillées de cette méthode de construction :
- droite \(m\), perpendiculaire à \(d\) et passant par \(P\)
- ouvrir le compas d’un rayon \(R\) supérieur à la distance entre le point \(P\) et la droite \(d\)
- tracer un arc de cercle \(\mathscr{C}_1\) de centre \(P\) et de rayon \(R\)
- on note \(A\) et \(B\) les deux points d’intersections de la droite \(d\) avec l’arc de cercle \(\mathscr{C}_1\)
- ouvrir le compas d’un rayon \(r\) à peu près compris entre \(2 \ \mathscr{L} / 3\) et \(\mathscr{L}\)
- tracer un arc de cercle \(\mathscr{C}_2\) de centre \(A\) et de rayon \(r\)
- tracer un arc de cercle \(\mathscr{C}_3\) de centre \(B\) et de rayon \(r\)
- on note \(D\) et \(E\) les deux points d’intersections de \(\mathscr{C}_2\) et \(\mathscr{C}_3\)
- tracer la droite \(m = (DE)\)
- on note \(F\) le point d’intersection entre \(d\) et \(m\)
- droite \(n\), perpendiculaire à \(m\) et passant par \(P\)
- ouvrir le compas d’un rayon \(s\)
- tracer un cercle \(\mathscr{C}_4\) de centre \(P\) et de rayon \(s\)
- on note \(G\) et \(H\) les deux points d’intersections de la droite \(m\) avec le cercle \(\mathscr{C}_4\)
- ouvrir le compas d’un rayon \(t\)
- tracer un arc de cercle \(\mathscr{C}_5\) de centre \(G\) et de rayon \(t\)
- tracer un arc de cercle \(\mathscr{C}_6\) de centre \(H\) et de rayon \(t\)
- on note \(I\) et \(J\) les deux points d’intersections de \(\mathscr{C}_5\) et \(\mathscr{C}_6\)
- tracer la droite \(n = (IJ)\)
La droite \(m\) étant perpendiculaire à \(d\) et \(n\), on a :
\[ n \parallel d \]
Par construction, \(n\) est aussi la médiatrice du segment \([G,H]\). La droite \(n\) passe donc par le milieu de \([G,H]\), c’est-à-dire le point \(P\).